• T.L.

Débrief : Espagne 2021.


https://www.eurosport.com/formula-1/spanish-grand-prix/2021/formula-1-spanish-grand-prix-live_sto8310505/story.shtml
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Barcelone est très souvent synonyme d'une course longue, ennuyante, qui ne se joue qu'à la stratégie, avec des voitures qui sont à 10 secondes les unes des autres. Souvent, mais pas toujours.. Et ce weekend était l'une de ces exceptions ! Avec une lutte encore très serrée pour la victoire, un midfield animé jusque dans les dernières boucles, et des stratégies très différentes les unes des autres, le Grand-Prix d'Espagne 2021 est peut-être le meilleur de ces dernières années. Il aura en tous cas été historique, puisqu'il représente la 100e pôle position de Sir Lewis Hamilton.


Encore et toujours, devant, la lutte se résume à Verstappen/Hamilton. Un Valtteri Bottas de figuration, qui s'immisce dans la lutte en qualifications, puis qui s'écroule en course, au point même de ne pas faire le jeu de son équipe, ou du moins, de ne pas le faciliter.. De son côté, Sergio Perez est encore dans le dur, avec un rythme en dents de scie en qualification, qui lui compromet largement ses courses.. Hier, c'est encore une fois Mercedes qui s'est imposé, portant le score à 3 à 1. Une course stratégique, que Red Bull semblait maîtriser, avec un arrêt plus tôt, que Mercedes a contré avec un second arrêt surprise. Si l'on rajoute à cela le rythme de métronome du Britannique, l'attaque est imparable. Mention largement honorable à Verstappen, qui a tout de même réussi à résister, quasiment seul, pendant les 3/4 de la course, face à l'un des ogres les plus dominants de l'Histoire.


Encore une fois, c'est impressionnant de voir un plateau aussi serré que celui-ci. Cependant, une hiérarchie se dessine, et Ferrari et McLaren sont véritablement les équipes qui domine cette sous-catégorie. Ça a été plus compliqué que lors des manches précédentes pour McLaren, avec une voiture moins performante, un Lando Norris nettement en retrait, et une concurrence plus forte. L'équipe de Woking a tout de même réussi à placer ses deux voitures dans les points, ce qui lui permet de maintenir son cap vers la 3e position au classement général. Ferrari est l'équipe gagnante de ce midfield. Avec un départ de haute volée de la part de Charles Leclerc, un premier relai très solide, et une course sérieuse dans son ensemble, c'est une très belle 4e place à l'arrivée. Carlos Sainz, bien plus discret que son coéquipier, réussit lui aussi son weekend, en terminant 7e, et en se plaçant entre les deux McLaren de Ricciardo et de Norris.


Pour Alpine et Alpha Tauri, ce sont nos Frenchies qui auront sauvé les meubles ! Esteban Ocon, auteur de la meilleure qualification de sa carrière, termine la course à la 9e position. Décevant quand l'on sait qu'il partait 5e, mais très satisfaisant quand l'on voit la très mauvaise stratégie utilisée par Alpine. Cette dernière aura d'ailleurs fait dégringoler Alonso dans le fond du classement, alors qu'il se battait pour les points à quelques tours de la fin. Pour Alpha Tauri, c'est au contraire la stratégie qui les sauve ! Pourtant, tout ne s'annonçait pas bon, avec une pénalité d'entrée de jeu pour Gasly à cause d'un mauvais positionnement sur la grille. Lui aussi, sa course est solide et sérieuse, et son pilotage fait la différence. En témoigne ses deux derniers dépassements, tous les deux par l'extérieur. Malheureusement, encore une fois, c'est très mitigé du côté de Faenza, puisque Yuki Tsunoda doit abandonner rapidement, à cause d'une coupure moteur.


Derrière, il n'y a pas tant de surprises : Aston Martin et Alfa Romeo clôturent le midfield, Williams s'intercale, après de belles performances des deux pilotes, et Haas termine loin. Un quatuor qui devrait, de plus en plus, s'entériner à ces positions.

Qui a le plus perdu ?

Ferrari. Paradoxalement à ce que j'ai dit plus haut, Ferrari à tout de même perdu gros. La course est belle, le résultat est important, mais il aurait pu être encore meilleur si la stratégie n'avait pas coulé Charles Leclerc.. Avec le dessin du circuit, il est très difficile de doubler à Barcelone. Le Monégasque avait un très bon rythme, parvenant à maintenir Bottas derrière lui, et à garder une petite distance avec les deux leaders. Mais encore une fois, les stratégistes Ferrari sont approximatifs, et n'ont pas collé à la stratégie de Bottas. Alors rien n'assure que Leclerc pouvait finir sur le podium, mais connaissant Valtteri Bottas, je vois difficilement le Finlandais attaquer Leclerc. Un podium de perdu.

Qui a le plus gagné ?

Mercedes. Difficile de ne pas en parler. C'est sûrement le coup stratégique le plus puissant depuis la Hongrie, en 2019. Une preuve, encore une fois, que Mercedes reste un cran au-dessus, et que leur expérience au sommet compte. Toto Wolff précisait d'ailleurs, après la course, aux micros de Canal+, que la réflexion était entamée très tôt dans le Grand-Prix, et que jusqu'au dernier moment les stratégistes pesaient les pour et les contres. Tout ce montage n'aurait pas été possible sans le pilotage de Lewis Hamilton, qui a réussi à exploiter 100% de sa voiture. Un duo qui semble intouchable.

En bref.

+ Un Grand-Prix pas si chiant !

+ La stratégie de Mercedes, gagnante.

+ Nos Français dans les points.


-- L'erreur stratégique de Ferrari qui coûte un podium.

-- Nikita Mazepin, qui continue de se faire remarquer, en mal.

-- Le tracé, peu favorable aux batailles en piste.

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